Et soudain, je l’avais fait, le BYOD.

Cortado Pressphoto - Bring Your Own Device

Septembre 2014,

nouvelle rentrée,
nouvel établissement,
nouveaux élèves,
nouveaux collègues,
nouvelle infrastructure,
plus de salle perso,
plus d’ordinateur fixe,
plus de VPI,

Conséquence : sortie de la zone de confort. En d’autres termes, il allait falloir s’y prendre autrement.

J’ai racheté du matériel perso adapté : smartphone écran 5 pouces avec 3G, un PC-tablette.

Au bout d’un mois, j’avais l’accord de l’établissement pour l’achat d’un vidéo-projecteur LED portable.

Et puis, le BYOD est arrivé sans crier gare ! Les élèves avaient l’autorisation d’utiliser leurs portables. Pour MyScript Calculator, Xcas, des recherches, faire une photo du livre lorsqu’ils l’avaient oublié.

Et puis, j’ai loué des tablettes à l’équivalent du Canopé local. Les élèves ont proposé d’amener leurs propres tablettes.

Le BYOD s’est renforcé. Il y avait l’autre jour pour la première fois trois iPads et une Surface dans la classe. Les parents comprennent la démarche. Ils sont ravis de voir que leurs enfants seront aussi éduqués au numérique. Cet élève brouillon et peu concentré a maintenant l’aide d’une tablette, lui permettant de moins perdre ses affaires. Il utilise désormais OneNote ce qui lui permet de garder ses affaires ordonnées. Et puis un simple CRTL+F lui permet de retrouver n’importe quoi en trois clic. Qui n’a pas rêvé de faire CTRL+F « clé » en partant en retard le matin ?

Je ne croyais pas forcément trop au BYOD. Mais il a pris sa place naturellement. Le règlement intérieur l’autorise par chance. La direction est très positivement sensible à la question. J’avoue volontiers que le public de l’établissement a également permis la chose plus simplement. Il y a déjà beaucoup de terminaux mobiles dans ces familles plus aisées. Et puis si l’enseignant est un peu geek, les élèves s’en rendent compte.

Mais cette génération a besoin d’aide. Elle a beau avoir le smartphone quasiment greffé dans la paume dans la main, elle ne maîtrise pas les outils nécessaires à une utilisation professionnelle. D’où le rôle d’éducateur au numérique, défi du 21e siècle, que chaque enseignant doit relever à l’aide de l’institution.

Je remercie chaleureusement Samuel Chalifour et Marie-Camille Coudert pour la relecture ainsi que l’équipe du Bildungspanaché qui a nourri mes réflexions autour du BYOD.

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4 réflexions au sujet de « Et soudain, je l’avais fait, le BYOD. »

  1. Ping : Et soudain, je l’avais fait, le BYOD. | Planet-éducalibre

    1. toupietwopi Auteur de l’article

      Pas compliqué, dans le règlement intérieur, il est marqué : smartphone autorisé sauf si le prof l’autorise à des fins pédagogiques. Puis j’ai demandé une borne wifi. Elle n’est allumée que pendant mon cours.

      Répondre
  2. Ping : Sors ton smartphone de ta poche ! | Blog d'Adrien Guinemer

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