Innover au sein du cours de mathématiques

Réalisé par Élisabeth Massé.

Réalisé par Élisabeth Massé.

Voici donc l’article promis hier. Je vais essayer de décrire ici ce stage duquel je reviens. Ce stage était proposé par l’AEFE (qui regroupe sous l’égide du ministère des affaires étrangères des établissements français de l’étranger). Nous étions regroupés à Budapest, la zone s’étendant de l’Allemagne à Moscou en passant par la République Tchèque et l’Ukraine entre autre. Au cœur donc de la capitale hongroise, des profs de maths se sont retrouvés autour du thème de l’innovation au sein du cours de mathématiques.

Du wifi en salle info

Situé dans le Nord-Est de Budapest, le lycée Gustave Eiffel récemment construit nous a accueilli pendant deux jours les jeudi et vendredi 16 et 17 octobre 2014. C’était la première fois que j’étais dans une salle informatique d’un établissement équipée de wifi ! Nous étions tous logés dans le même hôtel. Un tel stage contient donc une soirée sur place qui est une occasion formidable d’échanger de façon différente (et j’y reviendrai plus tard).

Qu’est-ce que l’innovation ?

Les deux formateur avaient préparé le stage en amont en prenant contact avec les collègues. Suite aux retours, il paraissait nécessaire aux formateurs de se mettre d’accord sur ce qu’était l’innovation ce qui fut résumé par : « Innover, c’est expérimenter, améliorer, s’adapter. Ce n’est pas tout reconstruire ». Par ailleurs, on ne doit pas perdre de vue que lorsque l’innovation montre son intérêt, il faut alors rendre l’action pérenne ! Mais l’erreur et l’essai vont de paire avec l’innovation.

Horizontalité

Ainsi les stagiaires qui le souhaitaient ont été invités à présenter une action innovante afin que ces actions puissent faire tâche d’huile et se répandre si elles sont profitables aux apprentissages des élèves. Cela a conféré au stage une certaine forme d’horizontalité très profitable à tous permettant aux formateurs et aux stagiaires d’être dans la même situation à la fois d’apprenant et de diffuseur de connaissances. Une atmosphère de collaboration, de partage, de réflexion commune s’est installée tout au long de ces deux jours. Au rythme des petites présentations sur pleins de points différents (voir Storify en fin d’article), suivies de courtes démonstrations ou mises en activité, chaque journée fut riche en idées nouvelles et en apprentissages différents.

Un feu d’artifice en conclusion

En conclusion de ces deux jours, les formateurs nous ont demandé de produire une séance utilisant l’une des choses présentées : par exemple un collègue à montrer comment utiliser GeoGebra 3D avec les élèves afin d’expliciter la formule de l’équation d’une droite qui est donnée grâce à l’expression algébrique des deux plans dont elle est l’intersection.
Pour ma part, j’étais dans un groupe qui a choisi de réfléchir à une séquence sur les puissances en classe de quatrième qui permettent de réinvestir un maximum des éléments vu dans la formation. C’était ambitieux mais nous avons pu voir que les applications des innovations présentées étaient possibles et à portée de main même s’il apparaît clairement qu’il faut faire des choix et finalement une partie de la sacro-sainte liberté pédagogique est là pour ça !

Genèse du stage

En effet, c’est finalement cette liberté pédagogique (qui permet à chaque enseignant d’enseigner le contenu obligatoire avec une grande latitude) qui est à l’origine du stage. Car c’est en voyant des entreprises intéressantes en visites dans les établissements que les formateurs se sont rendus compte qu’il serait bon de faire part de ces innovations à d’autres collègues.

Voici donc un storify (non exhaustif) donnant un aperçu de ce qui a été vu ainsi qu’en bonbon des extraits de la prise de note d’Élisabeth Massé :

SynthèseEM1SynthèseEM2SynthèseEM3SynthèseEM4Une plus-value non négligeable

Finalement lors de ce stage, j’ai vu des explosions d’idées dans les têtes et les yeux des stagiaires (dont je fais partie). Un élément d’optimisme éducatif global était perceptible dans cette salle étouffante aux murs trop bien isolés. Il ne faut pas avoir peur de l’innovation. Ce terme inquiète souvent les professeurs qui ne comprennent pas que fonctionner différemment, avoir une pratique réflexive amènera nécessairement à l’innovation pour le bien des élèves.

Une soirée

Mais ce qui restera pour moi la clé de voûte d’un tel stage, celle qui fait tenir tout l’édifice construit par les formateurs, c’est cette soirée commune du jeudi au vendredi. Un moment convivial en off où le collègue de maths s’humanise. Cela a considérablement renforcé l’horizontalité du stage. J’ai pu faire connaissances de façon personnels avec mes collègues de mathématiques de la zone (très large comme je l’ai dit plus haut). Cette soirée devient alors une situation référence pour chacun d’entre nous, permettant ainsi de relier les apprentissages et les acquis du stage au souvenir du goût de la cuisine hongroise. La cohésion du groupe s’en est vue renforcée. Une bonne soirée entre profs de maths où l’on discute de choses que d’autres ne comprennent pas tout en se montrant, pleins de fierté les photos de nos enfants.

A refaire !

D’ailleurs, mon prochain stage se déroulera à Berlin fin Novembre. Il s’agit d’une formation inter-degré où l’on parlera liaison CM2-6ème autour des grandeurs, mesures et de la géométrie.

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